L'ère Proxmox
Avant de me lancer dans l’aventure Kubernetes, j’ai passé un bon moment sur Proxmox. Et honnêtement, c’était très bien.
Proxmox, c’est quoi ?
Pour ceux qui connaissent pas, Proxmox VE c’est un hyperviseur open source basé sur Debian. Tu installes ça sur ton serveur et t’as une interface web pour créer des VMs et des containers LXC.
C’est gratuit, c’est stable, et la communauté est énorme. Quand tu débutes dans le homelab, c’est souvent par là que tu passes.
Ma config Proxmox
Sur mon R430, j’avais un setup assez classique :
- 3-4 VMs Linux pour différents services
- Quelques containers LXC pour les trucs légers (Pi-hole, reverse proxy…)
- Une VM Windows pour les rares fois où j’en avais besoin
Le tout avec des snapshots réguliers et du backup sur un NAS.
Ce qui marchait bien
La simplicité. Tu veux une nouvelle VM ? Clic, clic, clic, c’est fait. Tu veux un container Debian pour tester un truc ? 30 secondes.
L’interface web. Propre, intuitive, tout est là. Console VNC intégrée, monitoring, logs…
Les templates. Proxmox télécharge automatiquement les images des distros populaires. Pas besoin d’aller chercher des ISO.
LXC. Les containers LXC c’est le compromis parfait entre VM et Docker. T’as un vrai système Linux mais sans l’overhead d’une VM complète.
Alors pourquoi partir ?
Si Proxmox marchait si bien, pourquoi migrer ? Plusieurs raisons :
1. L’envie d’apprendre Kubernetes
Kubernetes, c’est partout dans l’industrie. Je voulais comprendre comment ça marche vraiment, pas juste lire des tutos. Et pour ça, faut mettre les mains dedans.
2. L’attrait de l’immutable
J’en avais marre du “configuration drift”. Tu sais, quand tu fais des modifs à la main sur un serveur et qu’au bout de 6 mois t’as oublié la moitié de ce que t’as fait.
L’idée d’un OS immutable où tout est déclaratif, ça me plaisait.
3. Le challenge
Soyons honnêtes : Proxmox c’est facile. Kubernetes c’est plus compliqué. Et parfois on a juste envie de se challenger.
Ce que j’allais perdre
Je savais que la migration allait pas être gratuite :
- Plus de GUI simple pour créer des VMs
- Courbe d’apprentissage de Kubernetes
- Complexité pour des choses qui étaient triviales avant
Mais bon, c’est aussi ça le homelab : apprendre des trucs, même si c’est pas toujours le chemin le plus court.
Le plan
Mon plan c’était :
- Installer Talos Linux (un OS Kubernetes-native et immutable)
- Bootstrapper un cluster Kubernetes
- Installer KubeVirt pour retrouver la capacité de faire des VMs
- Migrer mes services petit à petit
Spoiler : ça m’a pris plus de temps que prévu. Mais j’ai appris une tonne de trucs.
Prochain article : Pourquoi j’ai choisi Talos Linux - l’OS sans SSH.